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Dédales vers les cieux

Au détour de l’avenue Tolbiac dans le 13ème arrondissement parisien, par delà un petit escalier, un monde parallèle se superpose à la réalité parisienne. En premier lieu, l’œil ne peut faire fi du gigantisme des bâtiments et sa direction se dirige naturellement vers ces monolithes célestes,...

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Interview de Patrick Chauvel

Posted by boudanight | Posted in Politique, Réalisations vidéos, Société | Posted on 24-01-2012

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Patrick Chauvel sillonne le monde depuis plus de 30 ans, son terrain de jeu préféré « la guerre ». Depuis la guerre du vietnam jusqu’au plus récent conflit afghan, cette tête brûlée a gagné ses lettres de noblesses au travers du photojournalisme, outil par lequel il s’est signifié en ramenant des photographies à la force  testimoniale subjuguante. Réalisateur de documentaire, écrivain et même artiste avec son exposition Peur sur la ville paru en 2011 et basée sur un habile photo-montage, Patrick Chauvel fait partie de ce cercle très fermé des reporters de guerre français indépendants. Dans cette interview il nous délivre son enseignement sur ce que doit être une « bonne photo » dans la perpective qu’elle sous-entend au travers de l’objet journalistique et donc informatif. Par son expérience forcément univoque, son regard fixe le genre humain dans sa perspective guerrière, comme il nous le rappelle si bien, l’état de nature de l’Homme ce n’est pas la paix mais bien la guerre…

 

7 milliards et après ?

Posted by boudanight | Posted in Société | Posted on 02-11-2011

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7 milliards d’être humains sur notre planète. Un chiffre rond, clair, précis, qui de fait a le mérite d’être symbolique. Mais quel sens lui attribuer ? A l’heure d’une consommation frénétique qui écrase de tout son poids les êtres faméliques, l’augmentation exponentielle des habitants sur Terre pourrait engager notre espèce sur une voie des plus funeste.

De 5 milliards d’habitants il y a 20 ans, nous sommes passés à 7 milliards aujourd’hui, quand bien même demain en 2050, nous en atteindrons 9. La question que chacun se pose alors, légitime en soi, est la suivante ; les ressources terrestres suffiront-elles d’ici là à satisfaire ce si grand nombre ?

Au regard du présent, nos modes de consommations affaiblissent de manière systématique le crédit annuel engendré par les ressources de la terre et nécessaire à nos besoins. Cette année ce crédit s’est épuisé dès septembre…

D’ici 2030, notre monde devra envisager un déficit de 40% selon une balance estimée entre les demandes et les ressources naturelles d’eau disponibles. Une future guerre s’annonce donc, celle de l’or bleu.

Au niveau mondial ce sont quelques 3,5 milliard d’âmes qui ne peuvent étancher leur soif avec une eau potable. Soit la moitié de la population mondiale !!!

Cependant les ressources d’eau disponibles sont encore suffisantes pour satisfaire tout le monde. Leurs distributions par ailleurs fait état d’un déséquilibre certain. Où quand un américain consomme environ 400 litres d’eau par jour, un habitant du sud Sahara n’en utilise que 10. Cherchez l’erreur ?

Seulement 36% de la population africaine possède un accès immédiat à une eau assainie. Et pourtant l’Afrique n’utilise que 50% de ses ressources en eau…Le reste de ces ressources fait ainsi l’objet d’une chasse gardée des plus grandes puissances de ce monde qui assainissent l’eau pour le compte de leur propres besoins.

Tel que peut le faire la Corée de Sud à Madagascar… Un exemple qui reste l’apanage des pays les plus développés, puisque tous où pratiquement, n’ont pas de scrupules à aller chercher une eau en des terres étrangères, qu’ils assainissent ensuite pour leur propre consommation. Cela au nez et à la barbe des populations locales souvent assoiffées…

Changer, limiter nos besoins est un constat que nous devons anticiper. Sans quoi dans son insatiable désir de consommation, l’Homme pourrait finir par ce consumer lui-même.

 

Dédales vers les cieux

Posted by boudanight | Posted in Société | Posted on 25-10-2011

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Au détour de l’avenue Tolbiac dans le 13ème arrondissement parisien, par delà un petit escalier, un monde parallèle se superpose à la réalité parisienne.

En premier lieu, l’œil ne peut faire fi du gigantisme des bâtiments et sa direction se dirige naturellement vers ces monolithes célestes, qui nous invitent à entrer dans un espace insoupçonné. Dès lors notre perception visuelle se confronte à une ambivalence architecturale pour le moins déconcertante, dans laquelle occident et extrême orient se mêlent subtilement.

Ainsi un nouvel espace s’affiche, offrant aux passants, une vue sur un monde pourtant très éloigné géographiquement.

Encadrée par des immeubles à la géométrie très régulière, une immense esplanade appelle à sa découverte. La « Dalle » des Olympiades se révèle alors, telle une bulle dans la bulle…

Les couloirs parcourus, recouverts par des pagodes, et fais de petits commerces en tous genres dont une majorité à vocation culinaire et asiatique, marquent l’emprunte de l’extrême orient en ce lieu.

 

Un univers, symbole de notre monde moderne, où la mondialisation d’abords économique, s’étend ensuite dans toutes institutions sociétales. Par effet d’acculturation, les cultures immigrantes se juxtaposent au socle culturel déjà présent, offrant en l’occurrence un paysage urbain surprenant.

Ainsi le traditionnel bar-tabac côtoie le restaurant chinois, dans une architecture pas si hétérogène que cela. Tel un champignon poussant au pied de l’arbre, les pagodes sont dominés par ces tours de béton, premiers édifices à se frotter au ciel parisien, il y a déjà une cinquantaine d’années.

 

Curieusement cette architecture asiatique ne fut pas pensée avec l’arrivée des premiers immigrants vietnamiens. C’est donc une simple coïncidence, une ironie du sort qui fait forcément sourire. Ou quand ces grands bâtiment furent à l’origine construit pour y abriter les nouveaux cadres parisiens, on ne peut qu’être stupéfait de la dimension ethnographique développée par le lieu à ce jour.

La Dalle des olympiades est la matérialisation d’un métissage culturel des plus significatifs. L’expression d’un monde qui tombe les frontières les unes après les autres. Dépaysement garanti !

 

 

 

I wanna get high

Posted by boudanight | Posted in Cinéma, Société | Posted on 23-06-2011

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Taking off
, premier long métrage américain de Milos Forman paru en 1971, marque la continuité d’un cinéma initié par Easy riders, à la fois engagé et contemplatif, sociologique et politique. Le sujet du film, l’observation du clivage naissant dans la société américaine des années 60, entre deux générations, celle issue de l’après guerre 39-45, bercée par le rêve américain, et celle du mouvement hippie, erzath de cette masse endoctrinée par le dogme du consumérisme.

Pour tenter de raconter ce phénomène sociologique, Forman va opter pour la vision d’une sphère intimiste. Et ce en suivant la relation non moins chaotique d’un couple quadragénaire et de leur fille adolescente, qui vit ses premiers instants dans une nouvelle communauté en marge de la société, les hippies.

La force du film réside dans le fait de ne jamais stigmatiser tel ou tel comportement, que ce soit le réactionnaire réfractaire aux changements où le hippie utopiste condamné à vivre dans la rupture, la caricature de ces archétypes anthropologiques n’en devient une que par l’esthétisme itinérant à la forme dans laquelle s’accomplit ce témoignage, c’est à dire le cinéma.

C’est ainsi que cette fiction (et le mot peut paraître trompeur) réussie le paris de se muer en véritable témoignage, quasi ethnographique, d’une réalité sociologique fécondatrice en substance du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Forman commence ainsi par filmer un groupe de jeunes gens, qui les uns après les autres, auditionnent dans un concours de musique pas si éloigné des productions télévisuelles actuelles (Star ac, nouvelle star…).

Ces adulescents, ne prennent ainsi jamais la parole, préférant la forme du chant pour exprimer leurs états d’âmes. Les scènes de casting viennent ainsi ponctuer le film dans son intégralité, et portent de manière sous-jacente, la dimension critique du film. Car au travers de l’exercice du chant se dessine en filigrane le rejet d’un monde capitaliste. C’est le cris porté par ses âmes en péril, déphasées avec la réalité qui les entoure si bien idéologiquement que philosophiquement .

Avec ce subterfuge, Milos Forman évite l’écueil du préjugé dans sa retranscription de l’univers hippie, lequel est trop souvent affublé d’une définition caricaturale dans ses aspirations de liberté.

En parallèle, se tient le « vrai monde », celui de ces parents déstabilisés par une nouvelle tendance, qui phagocyte leurs progénitures jusqu’à la coupure de leur lien ombilical. C’est ainsi qu’un père, Larry, part à la recherche de sa fille Jeannie, disparue depuis quelques jours. La pérégrination du pater dans les rue de New-York est le moment pour le spectateur de constater physiquement la coupure sociologique de deux univers bien distincts mais réciproquement interpénétré, l’un est uniforme, l’autre subversif.

Devant cette incompréhension d’une réalité qui le dépasse totalement, le père reste abasourdi, un état qui ne le quittera plus jusqu’au final du film.

Taking Off va alors opérer un véritable contre pied au travers d’une séquence qui résume à elle seule l’entreprise critique du film.

Suite à l’échec essuyé par Larry dans la recherche de sa fille, ce dernier via une rencontre fortuite avec une mère désabusée de vivre la même situation, va participer à une conférence sur l’objet qui soi-disant est le maux de cette révolte idéologique qui touche la jeunesse américaine, la marijuana.

Toute la pertinence du film tient dans cette séquence, véritable exercice d’observation participante. Le message alors évoqué se traduit ainsi. Pour comprendre ce que ressentent vos enfants, il vous faut vous aussi essayer cette substance maligne et transgressive. observation participante

Les effets de la drogue sur ces derniers vont se traduire comme une libération de leurs corps et par extension de leurs esprits (scène du striptease). Cette séquence, allégorie d’une enfance perdue, démontre que la société de consommation dans laquelle ils ont cru s’épanouir, les retient en fait par ses chaînes. C’est un Léviathan contre lequel on ne peut rien et contre qui on ose rien. Générant ainsi une aboulie émotionnelle.

Bien que le film ait maintenant une quarantaine d’année, il n’en reste pas moins fortement actuel. Au delà de son message politique, Taking Off permet aussi d’appréhender ce que sera le futur cinéma de Milos Forman. Une cinématographie basée sur un être différent, en rupture avec les autres, car il ne navigue pas sur les mêmes vérités idéologiques, politiques, philosophiques…

Mais pourtant ce protagoniste finit toujours par prendre le dessus d’un univers à priori hostile, avant que ce dernier ne le rattrape lorsqu’il en a épuisé les ressources (Vol au dessus d’un nid de coucou, Amadeus, Larry Flint). Et qui enfin le précipite dans un non sens existentiel, exacerbé par une réalité construite selon une certaine représentation, qui peut prend la forme d’un asile où nous demeurons tous plus que jamais en péril, tant que l’on ne s’est pas accommodé de ses principes fonctionnels. Comme le disait Michel Foucault le fou c’est l’autre de la raison que la raison ne veut pas…

Verbalisons Nicolas Sarkozy !

Posted by boudanight | Posted in Politique, Société | Posted on 07-01-2011

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Pour ceux qui suivent les apparitions médiatiques de notre chef état depuis le début de son investiture présidentielle, il n’en fait aucun doute, quelque chose cloche dès que ce dernier ouvre la bouche pour s’adresser à un auditoire. Vous faîtes partie de ceux qui n’avaient rien remarqué? Deux solution s’offrent à vous: 1- Courrez vite dans votre supermarché le plus proche acheter une boîte de cotons tiges; 2- Arrêter la télé et les programmes du PAF, surtout entre 8H00 et 0h00…

Car il ne s’agit point d’un problème d’élocution ici, au contraire notre Nicolas national sait utiliser une rhétorique diaboliquement efficace contre laquelle même les plus savants peuvent se casser les dents. Cet art de la formule, reflète bien l’espace dans lequel nous vivons, celui de la communication. Dans cet espace, on fait la part belle à l’image, avec un sens aiguë de la formule, au travers de laquelle reste seulement des iconographies dénuées de sens, pour celui qui voudrait en creuser le propos. Une image ne peut refléter la complexité de la réalité, relative et intempestive, elle n’en saisit que les contours. Le discours de M Sarkozy peut ainsi se voir comme un trait tracé au marqueur noir, sur lequel on aurait trop appuyé. Formules choquantes, grossièretés dans l’expression verbale et humour pas toujours bien placé donc déplacé, sont l’apanage d’un nouveau style. C’est donc l’ère d’une présidence moderne que nous propose Nicolas Sarkozy, reflet d’un monde qui avance vite, trop vite… électrisé et qui finira par s’électrocuter lui-même à ce rythme.

Le bât blesse déjà en sa forme donc, son fond s’il en existe un, a été touché depuis longtemps. On peut ainsi reprocher à M Sarkozy son manque évident de classe, pas celle sociale… on est d’accord…

Mais entendons par là cette solennité dans le ton et l’attitude qui caractérisait et caractérise les grandes figures politiques de ce monde. Ce sérieux qui rappelle que la gérance du vivre ensemble est une chose fondamentale et non surfaite . Jadis le ton grave de nos présidents avait au moins le mérite de statufier ces derniers, leur donnant au passage cette aura patriarcale et rassurante, bien que témoignante d’une société dominée par les hormones masculines.

La présidence de M Sarkozy peut néanmoins se targuer d’une ouverture, ou la forme du discours reste grossière et donc visible par tous. A tel point que la stylisation du discours se fait parfois dépasser par celle physique cette foi-ci de celui qui la prodigue. N’en reste que des fragments révélateurs par ci par là d’un esprit, d’une mentalité, que ce dernier ne peut décemment cacher. Les reflets d’or au poignet se croisent ainsi avec celui plaqué des plus petites bourses, tel le rappel d’une réussite sociale, passant par l’objet et appelant le bonheur matériel. L’officielle « garden party » du mois de Juillet devenant dès lors un événement trop ostentatoire, face un modèle économique, qui ne plus assumer ses valeurs consuméristes face à la crise.

Revenons un temps à l’à-propos de cet article, le style oratoire de notre président. Voilà quatre ans que ce dernier gouverne notre beau pays, l’illuminant de joutes verbales qui resteront à n’en pas douter dans les annales de la politique française. L’approche des présidentielles de 2012 y aidant sûrement, certaines voix de gauche tentent de s’élever contre la manipulation du verbe M Sarkozy.

Ainsi il y a peu de temps c’est François Loncle, député PS, qui s’insurgeait contre les fautes de langage du chef de l’état, renvoyant le ton général des discours de ce dernier à du populisme! Le contre argument prononcée par la personne de Luc Chatel (légitime dans cette prise de position, celui-ci étant ministre de l’éducation…) défend un style oral vrai et sincère, impulsée par une spontanéïté d’esprit, source d’honnêteté. Cette qualité dans le discours du président lui éviterait qui plus est les écueils d’un style « amphigourique et les circonvolutions syntaxiques qui finissent par perdre l’auditeur et le citoyen ». Merci Monsieur Chatel pour cette mise au point. On n’avait d’ailleurs depuis quelque mois, pu constater les efforts de Nicolas Sarkozy quant à l’amélioration de son discours. http://www.youtube.com/watch?v=i1Nj_g_zO90&feature=channel

Ce dernier empruntant au passé simple, à l’imparfait du subjonctif pour donner une esthétique plus léchée à une oralité devenue source de critiques répétées. Esbroufe quand tu nous tiens…

Si le nouveau ton du président , confiant, calme, raffiné, est en marche, il n’est pas sure que cela puisse durer, en atteste une attitude toujours agressive dans l’échange avec des journalistes pourtant sirupeux. http://www.youtube.com/watch?v=RpisfI5X77g&feature=related

Le roi n’a donc pas fini d’assujettir sa cour, qu’il en profite encore pendant qu’il est temps, car une fronde se prépare… Et si sa mort politique est proclamé en 2012, alors que vive Nicolas Sarkozy!!! C’est tout le mal que l’on peut lui souhaiter…