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le nouveau songe de David Lynch

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 08-11-2011

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Endormi depuis 2006 et la sortie de son dernier long métrage  Inland Empire , David Lynch s’éveille  à nouveau avec la sortie de son disque Crazy Clown Time. Apres le cinéma, la peinture et l’écriture, le réalisateur choisit d’exprimer son univers surréaliste par le biais la musique. Un pari risqué mais qui s’avère plutôt réussi… 

Aux premières écoutes, l’album frappe nos tympans par sa variété musicale. Du blues, du rock, de l’électro s’entrechoquent durant les 14 pistes composant cet étrange voyage auditif.

Et lorsque Lynch passe derrière le micro, la transposition de son art n’en est que plus signifiante. Effets de reverb, distorsion de la voix, le cinéaste impressionne par cette mutation artistique.

Une transformation certes, mais d’une parfaite cohérence avec l’oeuvre Lynchienne. Plus qu’un simple disque, Crazy Clown Time prolonge l’univers du réalisateur, telle une réminiscence de Twin Peaks et autre Mulholland Drive. On en aurait presque oublié d’ailleurs, avec quel maestria, Lynch eu conduit l’ambiance sonores des ses films.

Une piqure de rappel des plus jouissives pour tout amateurs du cinéaste, tant certains passages de l’albums rappellent des situations sonores autrefois observées dans la filmographie du maitre. Le premier titre du disque Pinky’s Dream dont Karen O est l’interprète, de même que The Night Bell With Lightning et son balancement litanique réaniment certains espaces temps de Sailor et Lula. On s’imagine aisément dans l’anti chambre de Twin Peaks sur Crazy Clown Time.

Le disque emporte ainsi l’auditeur dans un univers où le rêve et la réalité se mêle subtilement, jalonné çà et là par l’étrange fantasmagorie de l’esprit Lynchien. Propices à l’évasion, les nappes sonores développées oscillent entre l’étrange et le merveilleux. Au gré des notes, elles façonnent une ambiance onirique, emprunte d’un spleen, qui transcendera certainement le mélomane averti. Un disque qui s’écoute autant qu’il se médite !

Affects jumeaux

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 22-09-2011

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Les amateurs de musique électronique (la vraie) ont certainement déjà réservé leur soirée du 28 octobre. Et pour cause, à l’occasion du Pitchfork Festival à la grande halle de La Villette, Paris accueillera le très grand Richard.D.James, mieux connu sous le nom d’Aphex Twin. L’occasion de retrouver le temps d’une soirée ce génie de l’électronique, pionnier de la composition musicale sur ordinateur et au-delà, créateur d’une nouvelle dynamique sonore, dont l’influence n’a cessé de conduire la musique électronique dans de nouvelles dimensions, toujours plus expérimentales.

  Pour comprendre le personnage dans son exhaustivité, il est indispensable de se plonger intégralement dans une discographie certes hétéroclite mais qui participe au final à une œuvre tout à fait homogène. Le crédo du musicien étant l’exploration de la musique sous toutes ses coutures. Rythme, harmonie, mélodie, semblent se retrouver sempiternellement dans des styles musicaux recouvrant aussi bien la techno que l’acide musique du début des années 90, en passant par le drum and bass aussi bien que la musique d’ambiance aux accents parfois classiques.

L’oeuvre délaissée par Aphex Twin se traduit ainsi par une densité de styles musicaux aussi diverses les uns des autres, chacun répondant à une volonté artistique d’explorer le matériau sonore dans ses plus petites structures. A ce titre la deuxième caractéristique de Richard.D.James est l’expérimentation. La musique d’Aphex est ainsi une expérience, si bien pour le compositeur lui-même que pour l’auditeur. Cette musique se vit, se ressent, et enfin s’intellectualise. La force du musicien est ainsi de nous projeter dans des compositions qui touchent à la fois le cœur et l’esprit de celui qui saura en saisir la

richesse tant bien rythmique que mélodique.   L’influence du Jazz est ainsi prépondérante dans la direction musicale entrepris par l’artiste. De ce fait on se surprend à se perdre dans une multitude de sons, cacophonique aux premières écoutes, puis d’une richesse harmonique extraordinaire, au fur et à mesure que l’oreille tente d’appréhender ce « gros bordel » qui part dans tous les sens.

 

Bien qu’on puisse imputer à l’irlandais une approche auditive peu évidente, tant son univers musical peut basculer dans une complexité et une étrangeté que n’aurait pas renier David Lynch, Aphex Twin s’est aussi distingué par de nombreuses productions dîtes d’ambiance. Ces dernières au contraire des compositions alambiquées citées plus haut, se définissent par une épuration du son, pour n’en garder que l’essentiel. A ce titre les nombreuses compositions ne comportant qu’un piano, ont eu le mérite de révéler la force mélodique du maître aux oreilles les plus paresseuses…

 

L’univers du musicien se trouve ainsi révolutionné au travers de ce nouveau prisme. La recherche de la mélodie y est plus présente, et l’intention d’y exprimer un sentiment s’en retrouve éclaircie. On est ainsi porté dans des nappes sonores si légères que notre corps semble s’être délesté de la gravité. A ce sentiment céleste répond aussi celui du rêve, dans lequel notre esprit semble flotter au-dessus de notre chaire. Au contraire certaines ambiances tendent vers l’angoisse, la persécution où bien l’énigmatique.

Au final impossible de ne pas souscrire la musique électronique actuelle à celle d’Aphex Twin, tout comme Kraftwerk continue d’exercer son influence dans la reviviscence de l’électronique allemande au travers des compositions d’artistes à vocation majoritairement pop. En somme la marque des grands…

The amazing sounds of orgy

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 09-08-2011

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Alors que les anglais de Radiohead nous ont gratifié de deux nouveaux titres Supercolider et The butcher, suivant ainsi leur volonté de créer un disque journal épisodique, une session live de the King of limbs s’offre à nos tympans. Impressions…

 

Déjà sortit depuis quelques semaines, le live de the King of Limbs intitulé « From the Basement » avait été retiré des plates formes vidéos du net par la BBC pour droits d’utilisation. Diffusé ensuite par la chaîne Canal Plus, il est désormais possible de visionner en intégralité cette performance d’environ une heure via Dailymotion… Mais pour combien de temps ?

 

Au programme une setlist de dix titres dont deux inédits, « The daily mail » et « Staircase », le reste étant tiré uniquement du dernier album. Ces deux nouvelles pistes affirment la continuité du groupe dans leurs perspectives expérimentales, où la structure musicale relativement pop n’est présente que pour mieux être déconstruite, au travers d’envolées lyriques inopinées et intempestives, dont seul les anglais possèdent le secret.

 

The Daily Mail en est l’exemple typique. Alors que le morceau démarre au piano façon « love song », les notes se font plus graves et profondes tombant dans une noirceur qui n’est pas sans rappeler celle de Pyramid Song sur Amnesiac. Un couplet plus loin et c’est l’explosion sonore, basse amplifiée et guitares saturées, l’orchestration du morceau persistant dans ce groove dansant que semble vouloir impulser le groupe à sa musique. Un titre qui fait donc les montagnes russes pour notre plus grand plaisir auditif.

Staircase stigmatise un peu plus la consonance expérimentale du groupe, dans laquelle le fond harmonique repose sur une volute sonore électronique, grave et basse, solennelle et envoûtante, Thom Yorke flotte alors dans les airs. Son ascension se poursuit dès lors au gré du son de guitares très épurées (façon Separator), qui fixe le chanteur dans une sphère stratosphérique.

Pour finir on ne pourra que se satisfaire de ce live de courte durée certes, mais qui informe l’auditeur sur les possibles performances à venir du groupe sur scène. Le résultat est probant, la richesse harmonique et polyphonique des morceaux impressionne, au même titre que le chant de plus en plus affiné de Thom Yorke.

L’ensemble est en outre épaulé par de nouveaux musiciens chargés de faire respecter la richesse instrumentale déployée sur The King of Limbs. Le groupe y gagne  en profondeur et enivre le mélomane d’une saveur encore une fois toute particulière, évitant ainsi les écueils de la répétition sonore lors du passage du studio à la scène, où beaucoup avant eux ont sombré. Une orgie musicale pour celui qui saura en apprécier la densité !

Lien: http://www.dailymotion.com/video/xjuc5t_radiohead-live-from-the-basement-2011_music

The King of Limbs : Le temps des rêves

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 23-03-2011

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Bientôt quatre années se sont écoulées depuis la parution de In Rainbows, une longue période de gestation durant laquelle Radiohead préparait secrètement son nouveau bébé. Au final un opus construit autour de huit pistes, proposant à l’auditeur un éphémère voyage, dans un monde où le temps semble pourtant s’être suspendu.

Si ce nouvel album dénote la même fugacité qu’un rêve, telle une fulgurance de l’esprit dans un corps inanimé, il en porte aussi la même aura. Une fois pénétrer à l’intérieur de cette chimère, le décors n’est ainsi jamais le même. Ce dernier se transformant à l’infini sous l’impulsion de notre imagination, guidée par une myriade de sons, traçant le chemin de la fidèle amie Mélodie, tel un fil d’Ariane, que l’on suit aveuglément dans cet univers labyrinthique.

L’initiation à ce périple débute par une éclosion Bloom ,tel un bourgeon fleurissant sur la branche de l’arbre en renaissance. Morceau introductif aux élans jazzy, corrompu par un beat électronique, qui brouille les cartes pour mieux les redistribuer. Car rapidement on entrevoit la densité du paysage sonore que nos oreilles tentent d’arpenter. L’utilisation d’un panel élargie d’instruments, servant à féconder un espace, où nos corps entrent en apesanteur dès lors que l’on se laisse porter par les nappes oniriques, orchestrées par la bande d’Oxford. Piano, violon, trompettes, font échos aux guitares, basses, batterie, sur fond d’électronique, structure intempestive qui malmène nos oreilles dans une profusion de couches mélodiques qui s’emboîtent les unes sur les autres.

La force de cet univers musical, est de proposer une cohérence, dans laquelle l’alliage des sons tel celui de différent matériaux, offre au final une unité parfaitement harmonique même si chacune des parties qui la constitue sont hétérogènes. Cette alchimie spécifique à Radiohead ne serait être sans un arrangement sonore méticuleux, dans lequel les talents de production et de mixage de Nigel Godrich font encore merveille.

Chaque morceau de l’album se veut ainsi d’une extrême richesse polyphonique, dont seules les oreilles les plus aguerries pourront en saisir la parfaite justesse. De nombreuses écoutes sont ainsi nécessaires pour entrevoir les plus petites unités sonores qui donnent tant de résonance à ce disque.

Si vos écoutilles sont un temps soit peu paresseuses, passez votre chemin. The King of Limbs ne prend réellement tout son sens que dans un temps prolongé et répété de l’écoute. Il faut ainsi se laisser happer à l’intérieur des pistes, laisser rebondir en soi la résonance des sons, pour saisir dans ce flots d’informations musicales, la structure mélodique des morceaux. Comme un rêve , cet album doit s’interpréter pour faire sens, si on ne le mystifie pas, seul reste un sentiment vague et confus que notre mémoire a bien du mal à se signifier.

Exercice intellectuel ou pas, la musique reste au demeurant une affaire de sensibilité… mais critique malgré elle. Elle analyse, sélectionne, rejette, en somme elle travaille, bien que ce labeur soit inconscient, seul son écho parle à l’auditeur. En terme d’harmonie musicale un son isolé n’est rien. Ce n’est que par sa relation avec d’autres sons que ce dernier participe à la création de ce que l’on nomme mélodie. Dans cette logique plus la mélodie est constituée de sons plus elle est difficile à appréhender, car le souvenir de la première note entendue doit réussir à se corréler avec d’autre plus distancées dans le temps, afin d’offrir un sens à cet ensemble sonore, et donc une harmonie.

Pour ce qui est des outils sonores employés sur ce disque Radiohead ne surprendra personne. Beat électros, effet de reverb , superposition de chants en simultané via le vocoder, infra-basses, sont autant de tours que Radiohead avait déjà jadis sortit de son sac… Mais la magie opère toujours. Certes la musique de Radiohead ne surprend plus par sa capacité à rompre ses propres carcans ( ce qui longtemps fut le principal letmotiv du groupe), mais celle-ci se veut plus aboutie et mieux maîtrisée dans sa composition. Tout en continuant à offrir des nappes sonores très expérimentales, Radiohead conserve cet art de la mélodie imparable, qui a fait sa renommée. Même si on est plus proche de l’abstraction d’un Kid A que de la pop d’un In Rainbows, ce nouvel album redéfinit le schéma classique couplet-refrain, pour nous perdre dans des explosions lyriques portées par la voie caméléon de Thom Yorke. Comme en atteste par exemple Giving up a ghost, somptueuse ballade aux accents folks-hippies, dont la montée progressive vers des cieux plus éloignés, explose en plein vol, laissant retomber dans le ciel des milliers de petites particules luminescentes. http://www.youtube.com/watch?v=PPkhb8l8UNI

Au final seule la courte durée de l’album pourrait être critiquée, si bien ( et c’est peut être la principale réussite de ce disque) que ce dernier nous laisse cette étrange impression d’avoir vécu un rêve. Éphémère et irréel, il continue cependant de trotter dans notre tête, comme si notre imagination ne pouvait plus s’en défaire. On garde alors ce doux sentiment de nostalgie, d’un moment insaisissable mais pourtant éprouvé, durant lequel le temps s’est suspendu devant l’éternel, bien qu’il fut fantasmé.

Sur le dernier morceau Separator Yorke ne cesse de répéter que l’on doit le réveiller d’un rêve éprouvant, fatiguant  http://www.youtube.com/watch?v=F3oRhwOcQ3w&feature=related. On voudrait cependant qu’il continue de rêver, afin de nous faire partager d’autres songes, que seul Radiohead est capable d’exprimer de la sorte. Espérons seulement que leur prochain rêve ne dure pas des années…

God Bless Portishead

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 26-01-2011

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Déjà 3 ans nous sépare du dernier et unique concert donné par Portishead dans nos vertes contrées! Rassurez-vous, cette fois-ci il ne sera pas la peine d’attendre dix ans, avant de pouvoir replonger dans l’univers chaotique des bristoliens.

En effet l’annonce est tombée en ce froid et humide mois de Janvier 2011, la bande de Miss Gibbons réapparaîtra bel et bien cet été (3 et 19 juillet) , pour deux concerts qui devraient  rapidement être sold out.

Les deux villes, heureuses élues, sont Arras dans le cadre du célèbre Main square festival, et Nîmes. Ainsi les  arènes pourront vrombir au rythme des beats électroniques orchestré par Geoff Barrow, dont les influences du projet Beak,  ne sont pas étrangères au virage sonore effectué par Portishead  lors de leur dernier album . Beak – Blagdon Lake

L’attente se fait  déjà longue lorsque l’on  imagine la voix de Beth Gibbons, mélodie mélancolique, écorchant nos coeurs à vif, sous le son mécanique de cette machine musicale si bien huilée, qu’est aujourd’ hui Portishead. Portishead – Threads

On ose espérer que cette tournée européenne puisse être le théâtre de joyeuses expérimentations sonores, esquisses probables de futures compositions, pour un nouvel album. Si tel serait le cas alors on remercierait la bande de Bristol de n’avoir pas attendu une décennie pour nous faire profiter d’un nouvel objet d’écoute. Wait and see…

Toutes les musiques de Six feet under

Posted by boudanight | Posted in Cinéma, Musique, Série | Posted on 06-01-2011

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La liste exhaustive de la B.O de Six feet ! http://www.sixfeetunder-france.com/multimedia/musique/chansons.php