Montage Game of Thrones
Posted by boudanight | Posted in Réalisations vidéos, Série | Posted on 24-01-2012
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Game of Trones montage from Nait-Bouda Julien on Vimeo.
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(Si vous n’avez pas visionner l’ensemble des trois saisons, alors arrêtez vous à cette ligne, sinon attention aux spoils, et bonne lecture).
Alors qu’une quatrième saison est annoncée pour le mois juillet aux États-Unis, Breaking Bad n’en finit pas de torturer nos nerfs. L’épilogue de la saison 3 nous a ainsi laissé pantois, une fois de plus, et réaffirme la volonté des scénaristes de nous tenir en suspens quant à l’issue des péripéties de Walter White.
On pourrait définir Breaking Bad telle une représentation du libre arbitre, au travers de laquelle, notre liberté d’action et les conséquences qui en découlent, ne sont pas toujours celles espérées.
En d’autres mots, nos actions sont-elles réellement le reflet de notre volonté? A savoir quand bien même un homme agit dans le but de faire le bien, ses actions sont-elles forcément vertueuses?
La question est ainsi posée en début de saison une, stigmatisée par un choix cornélien, à l’issu duquel, Walter White doit décider de la vie où de la mort d’un dealer de drogue. La suite révèlera que White a agit par coercition, pris dans une situation dont on ne saurait s’extraire sans dommages moraux. Ce choix, il l’avait pourtant bien pesé, énumérant un à un sur papier les arguments et contre arguments d’une telle ignominie. Alors que notre cher Walter conclu qu’il ne pouvait commettre ce péché absolu, la force des choses le rattrapa . Et sans s’y attendre, par instinct de survie, il commit l’irréparable.
Walter White faisait ainsi couler le sang pour la première fois, et avec ce dernier, un flot de conséquences qu’il n’imaginait pas alors. Dès cet instant notre homme abandonnait son costume de professeur de chimie, pour endosser celui moins uniforme de narco-trafiquant sanguinaire et sans scrupules. Cette transformation, définit au travers d’une fausse identité par le surnom d’Heisenberg, qualifie à elle seule l’ambivalence qui allait dorénavant caractériser la vie de W.W. D’un côte le professeur lisse et le père irréprochable, de l’autre le baron de la drogue auréolé d’une aura, qui n’est pas sans rappeler celle du Keyser Soze d’Usual Suspect. Comme en témoigne l’introduction d’un des épisodes de la saison 2, où des mexicains dédient une de leurs chanson à la figure d’Heisenberg, preuve que ce dernier fait désormais partie de l’imaginaire collectif du monde de la truanderie. On ne le connait pas, on ne l’a même jamais vu, mais tout le monde sait de quoi il est capable. Ses exploits (sanglants) ont façonné des légendes urbaines, l’érigeant dès lors telle une figure mythique.
Une dimension que Walter n’aurait pu imaginer et qui finira par le phagocyter. Faire marche arrière, Walter y a pensé, mais sa position est irréversible. Une fois pénétré dans le cercle très fermé du marché de la drogue, difficile de s’en extraire. D’autant que ce dernier est confronté à des sociopathes en tout genre, pour qui le pardon est un concept bien lointain. Des pontes de la drogue mexicains au toxicomaniaques prêts à tout pour une dose, l’univers de Walter White va s’obscurcir au gré du rythme effréné avec lequel il s’attache à produire des quantités de « mets » toujours plus importantes.
En parallèle de cet univers malsain dans lequel s’est définit le personnage d’Heisenberg, se juxtapose celui de Walter White, père modèle et professeur passionné pas très passionnant. La force de la série tient ainsi en la convergence de ces deux mondes.
Ou quand la vie de White se subordonne à celle d’Heisenberg, il devient difficile de fourvoyer son entourage. Surtout lorsque l’on possède un beau-frère faisant partie de la brigade des Stups, dont le seul leitmotiv est de stopper l’émergence d’une nouvelle méthamphétamine à Albuquerque. Pas simple donc, et pourtant Walter arrive toujours à s’extirper d’imbroglios, qui l’aurait alors confondu avec Heisenberg s’il avait été pris. La fin de la saison 1 est à ce titre jouissive et la mise en tension des séquences atteint son paroxysme, comme pouvait le faire la série Dexter à ses débuts…
La réunion des deux identités de W.W semble pourtant inexorable au fur et à mesure que ce dernier s’implique dans le trafic de drogue et que les billets verts affluent. Sa femme en sera le premier témoin, et Walter devra apprendre à être patient pour retrouver la confiance de cette dernière. Mais cette mise à nue ne suffira cependant pas à stopper les activités illicites de Walter.
Au contraire ce dernier s’engagera pour un dernier contrat, gage d’une vie assurée financièrement pour de bon. Un dernier coup de poker pour Walter mais qui pourrait pourtant se révéler être le dernier. Tel nous le laisse présager la fin au combien suffocante de la saison 3 et qui promet une saison 4 palpitante.
Cette nouvelle saison pourrait ainsi bien marqué la fin du chemin de croix de White. Comme nous l’annoncions au début de cet article, la double vie notre professeur de chimie a réellement débuté par le premier meurtre de ce dernier. D’un personnage banal, White est devenu un anti-héros, dont les actions sont toujours soutenues par une remise en question morale. Pourtant l’escalade des événements qui entraîne Walter dans des situations toujours plus périlleuses, affirme ce dernier dans un rôle qu’il ne se saurait jamais cru capable de tenir.
Il existe ainsi une dualité dans les personnages de Breaking Bad, que ce soit chez W.W mais aussi chez Skyler sa femme ou encore Hank le beau-frère agent des stups. La série est ainsi portée par des personnages loin d’être uniformes, eux-même étant la représentation d’un espace, où le bien et le mal ne sont pas opposés mais duals.
Pour comprendre le paradigme de la série et la vision du monde qui s’en dégage, on peut s’attacher à reprendre cette scène dans laquelle Walter White explique à sa classe le concept de chiralité. Il définit ainsi la molécule chirale comme étant composée des mêmes éléments à l’exception que ceux-ci peuvent donner deux formes différentes à la molécule selon leurs orientation à droite ou à gauche. Cela ayant pour conséquence une modification des propriétés chimiques de la molécule, qui dès lors peut être utilisée à des fins différentes. Le professeur en tire alors un axiome stipulant que le monde et par extension l’Homme sont façonnés par ce principe. Une chose appellerait ainsi toujours son contraire pour se signifier en tant que tel, la vie et la mort, l’amour et la haine et dans le contexte de la série, le bien et le mal…Walter White et Heisenberg.
Métaphore usurpée où non de ce bon Walter, il devra faire face aux conséquences irréversibles imputées par ses actes. Et la saison 4 qui s’annonce nous promet une chasse à l’Homme impitoyable. Car oui et nous y arrivons enfin, le final de la saison 3 de Breaking Bad confirme que les scénaristes ne laisseront pas souffler un seul instant le pauvre White.
Bien que ce dernier ait déjà connu moulte péripéties et dangers durant son aventure de trafiquant de drogue, la mise en abîme de ses crimes, affirme et réaffirme le caractère ambivalent de la figure propre à l’anti-héros. Une face est claire, l’autre obscure, cette dernière symbolisant les ténèbres dans lesquels le héros est pris (souvent) malgré-lui, et qui agit par coercition, peu importe que la nature de ses actes soit bonne ou mauvaise , il n’a pas le choix…Il finit ainsi par faire les frais de ses actions, souvent jusqu’au péril de son être. Ce dernier trait peut renforcer l’idée que Walter devra dans la prochaine saison rendre des comptes, dans un chemin qui rappellera peut être celui dessiné par Dieu afin que l’Homme puisse s’absoudre de ses péchés, à savoir la rédemption.
Ainsi la saison 4 symbolisera-t-elle la pénitence deWalter ? Payera t-il par le sang celui qu’il a pu faire couler jadis ?
Une chose est pourtant sûre, aucun retour en arrière ne sera possible pour White, et ce dernier ne pourrait se résoudre à une fuite sempiternelle en abandonnant sa famille, la confrontation avec ses vieux démons semble ainsi inéluctable. Car cette fois Walter devra faire face aux pontes du cartel de drogue le plus puissant du Mexique.
On peut à juste titre prospecter sur une association de White avec Hank, ce dernier étant le seul armé pour affronter des « bandidos » sanguinaires, comme en atteste le passage le plus intense de la saison 3, dans lequel l’agent des stups élimine à lui seul les jumeaux maléfiques, venus dans le Nouveau-Mexique pour exécuter Walter. http://www.youtube.com/watch?v=cg-qqVJ6g6Y&feature=related.
Ainsi on peut penser que cette collaboration perdure, de manière inconsciente ou pas, le personnage de Hank se définissant comme l’ange-gardien de White, depuis le commencement de la série. La réussite du script étant que ces derniers ne se confrontent jamais au travers de leurs identités schizophréniques, tout en évoluant dans une sphère d’action pourtant très proche, et ce depuis la première saison.
Qu’a cela ne tienne, la saison 4 s’annonce comme la plus suffocante, la plus éprouvante, pour ce pauvre Walter, qui voit sa marge d’action de plus en réduite, au fur et à mesure que la décadence instituée par ses propres actions, ne s’amoncelle encore et toujours un peu plus. Jusqu’au point de non retour ?
Cette perspective, seul Vince Gilligan, pourra en décider. La direction du script de la saison 5 n’étant sûrement pas encore clairement définie, il ne nous reste plus qu’à patienter sagement, et à délecter cette nouvelle saison, dans laquelle on peut tenir le pari, que les choses vont s’accélérer.
Bien que la saison 3 de Breaking Bad marquait un fléchissement de l’action pour s’attarder plus profondément sur les affects des personnages (voir l’épisode de la mouche), la saison 4 pourrait renouer avec une dynamique portée cette fois-ci par une dimension moins psychologique, dans laquelle l’action physique des personnages reprendrait une place prépondérante dans la direction de l’intrigue. Comme en atteste la mise en fuite de Walter par ses collaborateurs. Ce dernier passant alors d’un corps figé, statique, prisonnier de son laboratoire, à un corps en perpétuel mouvement, et ce en raison de sa nouvelle posture, c’est à dire celle du fugitif. Une position pas si nouvelle pourtant, mais qui cette fois pourrait bien coûter très cher à Walter.
En effet, une dernière balle tirée, celle de trop ? Et un nouveau meurtre qui pourrait bien sonné le glas du jugement dernier pour notre professeur de chimie préféré . Rendez-vous à partir du 17 juillet pour en attester… http://www.youtube.com/watch?v=alFsfEUtDmQ&feature=player_embedded
Toutes les musiques de Six feet under
Posted by boudanight | Posted in Cinéma, Musique, Série | Posted on 06-01-2011
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La liste exhaustive de la B.O de Six feet ! http://www.sixfeetunder-france.com/multimedia/musique/chansons.php
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Plus qu’une série, Six feet under est une fable de la vie. Tout le talent d’Alan ball au script exalte de manière très convaincante, la question que chacun se pose en ce bas-monde, à savoir quel est le sens de notre existance?
Au travers d’un arc scénaristique s’étirant sur deux pôles extrêmes, la mort et l’amour, la série tente de raconter les pérégrinations d’une famille de croque-mort, les Fishers.
La matrice de la série se fécondant dans un univers au combien inhabituel, Six feet under marque les esprits par sa fraîcheur et son authenticité, quant à la retranscription de situations dans lesquelles, il est impossible de ne pas s’identifier. Car bien que les thèmes abordés soient corrolaires aux personnages et à leurs affects, la force de six feet under tient dans cette capacité du script à nous projeter au plus profond des états d’âmes de chacun des protagonistes. Ainsi on se surprend à mystifier les personnages et à se projeter en eux quelque soit leurs perspectives, homosexualité pour David, post adolescence pour Claire, crise existencielle pour Nate ou encore la formidable Ruth, à la recherche d’une seconde vie après le décès de son époux.
En outre Six feet under ne serait pas, sans sa formidable mise en scène, ou chaque plans est remarquablement travaillé. Avec Breaking Bad c’est surement la série la mieux réalisée à ce jour. La qualité de la photographie, de la bande son et de la réalisation participent pleinement à nous faire rentrer dans une esthétique très épurée. Le générique à lui seul vaut d’ailleurs le coup d’oeil …
Pour parler du fond maintenant, Six Feet under peut s’entendre telle une série basée sur les relations humaines et plus sur le rapport qu’ils entretiennent avec la vie, la mort si présente n’en étant que le plus belle expression. En effet c’est par elle que débute chaque épisode. Elle est le prisme au travers duquel se pense chacun des personnages, le cadre des pompes funèbres, exacerbant certes un peu plus l’angoisse métaphysique de ces êtres, en particulier Nate. Mais d’aucune manière elle ne fait tomber la série dans un pathos navrant et navré. Au contraire c’est avec ce fil rouge que la série respire la vie par tout ces pores. Sa présence omnisciente n’est là que pour nous rappeler l’équilibre précaire dans lequel chacun de nous tente de faire son chemin, parsemé aussi bien de joies que de peines.
Au-delà d’une série purement fictionnelle Six feet under est une peinture de notre existence sur cette terre. Un témoignage authentique de ce que vous et moi avons ressentis, ressentons et ressentirons, en un mot la vie !


