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L’argentine se rebiffe!

Alors qu’une victoire lui était essentielle pour accéder aux quarts de finale de sa Copa America, l’Argentine n’a pas failli, offrant à son pays une victoire nette et sans bavures (3-0) face au Costa-Rica. Plus que le résultat, c’est la manière que l’on aura apprécié,...

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On ira tous au paradis… ou pas ?

Posted by boudanight | Posted in Cinéma | Posted on 20-05-2011

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Environ dix minutes de lumière , les premières malheureusement, et puis le trou noir… Où quand le seul intérêt de Au-delà le nouveau film de Clint Eastwood, se résume à la délectation d’une introduction, reproduction fidèle du cataclysme engendrée par le désormais populaire Tsunami.

Véritable phénomène apocalyptique dans toute sa splendeur symbolique, cette catastrophe naturelle est ici prétexte à une longue (environ 2H00) interrogation métaphysique, sur le devenir de notre substance après la mort.

L’effet de vague passé, nous suivons les pérégrinations d’une rescapé française (Cécile de France), qui a pu quelque instants arpenter les chemins de l’omniscience au travers d’un passage de l’autre côté (comme ils le disent), lors d’une noyade qu’on lui aurait pourtant cru fatale.

Dès lors, la jeune femme entreprendra une quête de l’au-delà afin d’élucider la question que tout le monde se pose en ce bas monde , mais bordel qu’est qu’il y a après ???

Pour tenter de rationaliser le propos et d’apporter au spectateur matière à son fantasme d’un probable Eden, Eastwood nous propose de suivre en parallèle, le chemin d’un personnage atypique, George. Incarné par un Matt Damon qui tient au passage le film à bout de bras ( et oui la muscu ça sert !), ce dernier emprunt de don de voyance, possède la faculté de communiquer avec les morts.

La mise en relation de ces deux perceptions n’opère jamais et tend le film vers une caricature, qui à défaut de pouvoir s’interroger avec pertinence sur un sujet qui nous fascine tous, tombe dans une mièvrerie des sentiments.

Et c’est à contre propos que le romantisme, dissimulé jusque là dans la botte du scénariste, finit par ressortir, comme une récitation hollywoodienne, lisse et sans supplices pour nos cerveaux, structurant tranquillement une intrigue, qui trahis la mort pour la vie, que dis-je l’Amour !

Un contre-pied inattendu et assez déplaisant, au-delà du topique de base, comme l’aveu inconscient d’un échec, faillite du film dans sa recherche d’une réflexion pertinente sur la question de la vie après la mort.

Une erreur fatale pour cette fiction qui en partant d’une base réaliste et authentique ( le tsunami), tente de se muer au travers de l’art divinatoire, faisant basculer le long métrage dans le conte de fée. La preuve que Clint Eastwood maîtrise mieux les arcanes de la réalité, là où tut son cinéma prend sens, que les méandres de l’imaginaire dans lequel le film et son réalisateur se sont perdus. Dommage !

Karim t-il encore avec le Real ?

Posted by boudanight | Posted in Sport | Posted on 04-05-2011

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Cela n’aura échappé à personne, lors de la double confrontation de Madrid face à Barcelone en demi-finale de ligue des champions, Karim Benzema est resté cantonné sur le banc des remplaçants dans un statut qu’il pensait enfin avoir dépassé, celui de joker… Sauf que ce coup-ci il n’aura pu se satisfaire de ce rôle qui peut parfois être bénéfique au joueur lorsque ce dernier revêt le costume de sauveur dans les derniers instants d’un match.

Que nenni , le triste constat que nous faisons et que Benzema n’aura disputer aucunes secondes  de ces deux demi-finales, même lorsque le Real fut dans l’obligation la plus urgente de marquer au Camp Nou après l’ouverture du score barcelonaise. Alors simple choix tactique ou énorme raté dans le coaching, il en demeure au final une défaite cuisante de Madrid face à une équipe de Barcelone qui elle n’a jamais refusé le jeu, notamment au match aller à Santiago Bernabeu.

Ainsi lors du premier round , dans un match où de nombreuses jambes furent découpées, le revirement tactique de Madrid pour enrayer la mécanique si bien huilée de Barcelone, passa par l’entrée en jeu d ‘Adebayor, afin de continuer le travail de démolition  entrepris par les castillans depuis le début de la partie. Evidemment ce dernier n’apporta rien de salvateur dans le jeu, et s’illustra par un engagement physique souvent hors des limites de la tolérance des arbitres. La suite on la connait, deux buts de Messi, Madrid humilié à domicile, et Benzema qui signa un très bon match en tant que titulaire le weekend suivant malgré la défaite du Real face à Saragosse…

Une semaine plus tard, les deux équipent s’affrontent pour l’ultime classico, lors de la demi-finale retour de Champion’s League. Bien que le Real démontre dès les premiers instants d’autres velléités plus proches cette fois-ci du football que de la savate, les madrilènes furent à nouveau dépasser dans le jeu par une équipe du Barça bien supérieure techniquement. Les choix d’aligner des joueurs comme Higuain ou Kaka très empruntés dans leurs courses car émoussés physiquement peut sembler à ce titre surprenant. Et comme dans une parfaite symétrie du match aller, Adebayor rentra à la mi-temps, encore une fois Adebayor joua plus avec ses mains qu’avec ses pieds, oubliant quel sport il pratiquait. Benzema pu assister ainsi avec un certain désarroi (on l’imagine) la répétition d’un scénario qu’il aurait certainement rêvé de pouvoir changer. Simple oublis de l’entraîneur adjoint qui suppléait à l’occasion un Mourinho resté bien sagement à l’hôtel suite à sa suspension au match aller, ou choix tactique mûrement réfléchit , le match se termina, délaissant le goût âpre de la frustration dans la bouche du français, lui confirmant au passage qu’il était bien la cinquième roue d’un carrosse bâtit à l’aide centaines de millions .

Il ne faut plus nier les évidences c’est une certitude. Certes Karim Benzema a pâtit du petit gabarits des barcelonais dans sa concurrence face à Adebayor, suceptible d’amener plus de présence physique notamment dans le jeu aérien. Mais comment expliquer la titularisation en pointe d’un Higuain encore trop juste , revenant depuis peu d’une abscence de 4 mois, dans un match si intense ?

La confiance pourrait-on répondre, en un joueur qui a démontré depuis plus de temps que Benzema qu’il savait marquer des buts, mais juge t-on un joueur sur son expérience ou sur sa forme du moment ? La première proposition semblerait être le credo d’une équipe qui a justement voulu jouer la sécurité jusqu’au bout, préférant se priver de forces en sa possession, comme un aveu inconscient, sous-jacent à une défaite 5-0 subie lors du tout premier classico de l’année , confirmant déjà en substance l’infériorité du Real face au Barça.

Car à la vue des statistiques Benzema n’a rien a envier à Higuain voir à Adebayor qui sont ses opposants directs au poste d’avant centre. Au contraire Karim était jusqu’à lors loin devant… Avec six but marqués en ligue des champions contre seulement deux pour Higuain, il était meilleur buteur du club dans cette compétition à égalité avec Ronaldo. Mais c’est surtout en championnat que la bât blesse ! Car Benzema affiche des statistiques remarquables depuis l’hiver dépassant au passage l’argentin au nombre de buts marqués, 12 contre 10, et cela avec un ratio de matchs disputés en tant que titulaire inférieur encore une fois à Higuain. Enfin sur le nombre de buts inscrits toutes compétitions confondues, Benzema arrive à 22 buts contre seulement 14 pour l’argentin.

Le francais a donc prouvé qu’avec un petit peu de temps de jeu en plus il pouvait redevenir le serial buteur qu’il était jadis à Lyon. Néanmoins la grande forme actuelle de l’attaquant tricolore ne semble pas avoir suffit à faire de lui  l’arme fatale du Real. Sa non participation aux demi-finales de ligue des champions passe ainsi pour une hérésie surtout pour un joueur qui est le principal artificier de son équipe dans cette compétition.

Alors Karim Benzema doit-il partir de la maison blanche pour enfin devenir l’attaquant ultime que tous voient en lui ? Le débat déjà lancé depuis plusieurs mois, va surement ressurgir, après cet épisode cauchemardesque pour le Real, que le français à traverser tel un fantôme à l’image de son équipe. Le moindre mal pour ce dernier fut il encore de ne pas participer à l’humiliation madrilène, et ainsi de garder espoir pour la suite d’un championnat, ou il pourra démontrer tout son talent, tel qu’il le fait depuis la trêve.

Cela sera t-il suffisant pour gagner définitivement la confiance du  » MOU » ? Karim Benzema doit-il partir pour s’assurer un temps de jeu conséquent en vue du prochain Euro en 2012 ?

C’est tout l’enjeu qu’il nous reste à savourer pour nous français, chauvins surtout dans l’injustice, et attentifs à l’avenir de notre équipe nationale, que l’on imagine bien mal à un an du championnat d’Europe des nations, ne pas s’orchestrer sans la baguette d’un joueur, qui prouve à l’heure actuelle qu’il est l’un des plus talentueux de sa génération.