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Temples – Rough Trade on Tour – Disquaire Day 2013

Je tenais à vous parler d’un groupe encore vierge d’album mais pas de talent, Temples.  En seulement quatre titres, les seuls disponibles à ce jour,  on se dit que les deux petits gars aux manettes de cette pop psychédélique, ont puisé dans de naturelles influences, et ce jusque dans...

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Orval Carlos Sibelius / Flèche d’Or / 13 juin 2013 (Paris)

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 30-05-2013

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Parmi les récentes sorties de disques capables de secouer les oreilles des mélomanes en quête de musique psychotropique, Super Forma du parisien Orval Carlos Sibelius, est la cible toute choisie.

Véritable vent de fraicheur soufflé sur la vague du psychédélisme, courant reviviscent depuis quelques années chez de nombreuses et nouvelles formations, Orval Carlo Sibelius met tout le monde d’accord en délivrant un son qui a rarement été aussi proche de l’humeur des 60′S. Super Forma puise ainsi dans l’essence des Beatles et autre Bowie, pour un jeu de vases communicants saisissant !  (En savoir plus…)

Le bougre sera en concert le jeudi 13 juin 2013 à la Flèche d’Or, alors si vous êtes amateurs de musiques aux mélodies plus collantes que la peau, ne rater pas ce qui s’annonce comme un grand cirque lunaire !

Lien concert Flèche d’Or

Lien album Super Forma 

 

Lives en stock : Petite sélection de gros concerts à venir sur Panam

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 16-05-2013

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1. Miss Kittin -  Trianon – 17 mai (Paris)

 

2. Animal Collective - Trianon 29 mai (Paris)

 

 

3. Toro y Moi - Cabaret Sauvage 3 juin (Paris)

  Rose Quartz : http://youtu.be/eDXrwQqHpjU

 

4. SavagesLa Maroquinerie 6 juin (Paris)

 

 

5. Liars – Trabendo 6 juin (Paris)

 

 

6.  Queens Of The Stone Age – Trianon 19 juin (Paris)

You got a killer scene there, Man… http://youtu.be/0P3eZO5-oXs

 

Les places seront vendues directement au Trianon (ce rendre sur place) le 17 juin… Cette information est susceptible d’évoluer …

7. Tame Impala – L’Olympia 26 juin (Paris)

 

 

8.  Atoms For Peace –  Zenith Paris 6 juillet (Paris)

 

 

 9.  Booka Shade –  Dour festival 20 juillet (Dour)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Atoms For Peace – Amok (2013)

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 06-05-2013

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Amok définit le premier véritable album du groupe Atoms For Peace, formé naguère en 2009 durant la tournée de concerts accompagnant le projet solo de Thom Yorke, The Eraser. Plus que la réunion d’artistes ayant collaboré avec bon nombre de groupes emblématiques issus de ces 25 dernières années, des Red Hot Chili Peppers à R.E.M, Atoms For Peace traduit l’expression d’un esprit qui n’a eu de cesse de repousser le champs de son expression musicale, et ce, depuis un certain Ok Computer paru il y a quinze ans… Car avant d’être un disque estampillé Atoms For Peace, Amok doit se comprendre comme le prolongement d’une pulsion chronophage, émergée des entrailles du leader de Radiohead, dont l’appétit musical semble décidément insatiable.

 

Aux premières écoutes du disque, la palpabilité d’avoir le nouveau Radiohead entre ces tympans est saisissante. Transitions des rythmes affirmées par un jeu de bass à l’amplitude généreuse, cadences des rythmes distillés par des beats électroniques aux spectres sonores étoffés, participent à la réminiscence de certaines compositions « radiohediennes ». Impossible alors de décrocher du mouvement de la basse de « Stuck Together Pieces » sans repenser au swing de « Little By Little » (The King Of Limbs). De même lorsque les beats écrasants de « Dropped » ravivent ceux ressentis sur « All I Need » (In Rainbows),  on ne peut que ressentir tout le travail fournit par Thom Yorke avec Radiohead dans la chair de cet album. L’interpénétration entre les deux groupes étant d’autant plus probante, que certains morceaux du dernier album de Radiohead (Lotus Flower), ont été élaborés au préalable via les sessions live du groupe Atoms For Peace alors en état de gestation.

                                                                                                                                                                                                             

Il est évident que le fantôme de la bande d’Oxford plane sur ce disque, mais à fortiori, Amok offre une nouvelle palette sonore, certes de couleurs connues, mais dont le mélange réussit à révéler des tons aux teintes saisissantes. « Reverse Running » et « Amok » distinguent ainsi toute la verve de Yorke pour ne pas s’incliner devant des horizons majestueux mais devenus trop communs. Cette aversion palpable sur tous les autres albums de Radiohead est également présente sur ce disque, poussant celui ci dans une spirale indéfinissable, tourbillon sonore qui atomise tout contour devenu trop régulier. Certes les morceaux répondent à des structures répétées et déterminées, mais ces dernières implosent régulièrement, pressées par une polyphonie générée crescendo.

 

Le courant électronique parcourant le disque conduit ce dernier dans une sorte de frénésie rythmique, un biais non étranger aux dernières aspirations de Thom Yorke pour des Dj Set épaulé par sa fidèle ombre, Nigel Godrich. Une certaine humeur pour la danse, où les membres frémissent dans des spasmes compulsifs, attitude traduite en ce sens depuis les lives de Radiohead période Kid A, où le corps de Yorke se mis à dessiner une chorégraphie chamanique, possédé par un esprit voulant s’affranchir des limites du corps qui l’emprisonne. Frénétique la musique d’Atoms For Peace l’est, et les morceaux présents sur ce Amok ne cessent de porter le disque dans un élan continu, riche de surprises auditives ô combien enthousiasmantes !

 

 Oeuvre posthume à Radiohead ou geste artistique nécessaire au génie créatif de Thom Yorke, Amok affirme et confirme une liberté esthétique qui fait du bien aux oreilles. Directe et compulsive, la musique délivrée par Atoms For Peace frappe là où çà fait mal, jouant sur une production sonore élaborée (merci Godrich), à l’appui d’une électronique qui ne renie pas l’instrumental. Pour ce dernier je retournerai cependant aux derniers échos « guitaresques » de Separator que seule l’alchimie de Radiohead est encore capable de produire.

Atoms For Peace en concert au Zénith de Paris le 6 Juillet 2013 ! 

Musique : 10 artistes musicaux en 10 titres (janvier – avril 2013)

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 04-05-2013

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Un début d’année 2013 riche de découvertes musicales et l’envie me saisit de vous faire partager quelques fragments sonores issus çà et là de sentiers pas toujours battus.  Sélection.

 

 

1. Rhye – The Fall- Open (Funk, electro, pop). Mike Milosh exacerbe notre libido grâce à sa voix de velours, dans des compositions à la justesse mélodique frappante. Une invitation au plaisir, un rayon de soleil qui caresse la peau.

 

 

 

 

 

 

2.Gramme - Too High – Fascination (Electro, funk, disco). Gramme distille une musique disco entraînante, électrifiée  par une basse souterraine qui écrase le corps sous la répétition de riffs très affirmés, frénétique etextatique.

 

 

 

 

 

3. Suuns 07-Suuns -Bambi -  Images Du Futur (post punk, indie). Simple ersatz de Clinic? Oui et non, la filiation avec la bande de Liverpool est évidente, mais Suuns parvient tout de fois à affirmer son identité par un son épuré et abrupte, à la fois brutal et physique.


 

 

 

4. Toy – My Heart Skips A Beat – TOY (rock, new wave, post punk) . Formation qui monte Outre Manche, Toy témoigne pertinemment de son héritage musical britannique. Du Post Punk saupoudré de New Wave, qui n’oublie jamais ses racines pop, comme en témoigne le titre ci dessous.

 

 

 

 

 

 

5. College - Tempête magnétique - Héritage (électronique, italo disco). L’électro française possède bon nombre de joyaux, de Miss Kittin à Booka Shade. Alors quand un nantais décide de rendre hommage aux première humeurs de la musique numérisée par synthétiseurs, c’est Giorgio Moroder et la vague disco italienne qui submergent nos oreilles . Longues séquences de notes minimales explosant sous la gravité d’une polyphonie ultra progressive, College délivre un son quasi ethnographique de la période fin 70′s qui engendrera dans la foulée la new wave.

 

 

6. TemplesPrims  - ? (Psychédélique, pop). Eux aussi semblent nostalgiques de cette période hippie jadis source de toute utopie face au désarroi d’un monde enchaîné à sa propre folie. Ces jeunes anglais dont l’album est encore en préparation rendent donc hommage à une époque et sa philosophie chimérique, pour développer un son des plus psychédéliques, qui sonne parfois tellement 60′s que l’on se demande si cette formation n’en est pas directement issue…

 

 

7Steve Mason  -  Oh my Lord –  Monkey Minds in the Devil’s Time (pop, experimental) . Ex leader des Beta Band, Steve Mason ne semble rien avoir perdu de sa verve aérienne en livrant des compostions musicales à mi chemin entre onirisme et lyrisme, confirmant (s’il le fallait encore) tout le talent de pop song writer qui lui est dû.

 

 

 

 

8- TwinsFit to my future - Murmurs (shoegaze, post punk). Coup de projecteur sur ce premier opus des lyonnais de Twins. Un premier essai très encourageant, dans lequel chaque titre met en lumière un panorama distinct, alliant shoegaze, post punk et électronique. Particularité du groupe, ne pas avoir de membre jouant d’un instrument à percussion, le rythme des morceaux étant assuré par la magie d’une boîte à rythme. La scène « rock indé » française au meilleure de sa forme !

 

 

 

9SavagesHusbands -  Silence Yourself (punk)Si Ian Curtis devait se réincarner en femme , il n’aurait certainement pas renier d’investir le corps de Jehnny Beth. Même fulgurance dans le chant, arraché et corrosif, coupe de cheveux similaire, posture identique en perpétuelle tension suspendue sur de hauts talons, le gémellité entre les deux êtres est frappante, si l’on excepte les pompes de la demoiselle…

 

 

 

10 Toro Y Moi - Rose Quartz (Chillwave) -  Anything In Return. Révélation électronique de la scène californienne, et porteur du genre dit Chillwave, mix de lo-fi et de musique ambiant, Chazwick Bundick de son vrai nom, distille une pop dématérialisée, sorte de voltige au dessus des nuages, pirouette dans l’herbe pour les plus terre à terre.

Temples – Rough Trade on Tour – Disquaire Day 2013

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 18-04-2013

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Je tenais à vous parler d’un groupe encore vierge d’album mais pas de talent, Temples.  En seulement quatre titres, les seuls disponibles à ce jour,  on se dit que les deux petits gars aux manettes de cette pop psychédélique, ont puisé dans de naturelles influences, et ce jusque dans une temporalité pas si éloignée.

En effet dès les premières vocalises du juvénile chanteur apollinien de la formation, Tame Impala jaillit, de gré ou de force, mimant de manière troublante la voix de Kevin Parker, notamment sur « Shelter Song ». Le prolongement avec la bande australienne ne s’arrête pas là, puisque la substance sonore délivrée par « Prims » « The Golden Throne », et « The Guesser » achève de refléter la comparaison avec le groupe de rock le plus innovant de 2012.

 

Difficile de passer après les australiens certes, mais Temples parvient à s’affirmer au travers d’une humeur psychédélique immédiate dans laquelle chaque instrument ravive les 60′s . Aucune distorsion de guitare ne viendra ici déformer les courbes de la réalité, simplement un air de flute suffira pour s’enfuir vers de vertes contrées, où pieds nus nous avions l’habitude de léviter. Néo psychédélisme comme ils veulent bien nommer leur musique, Temples ne semble pas envisager de retour vers le futur.

Dans l’attente d’un album prévu cette année, ces jeunes londoniens seront en concert à la Maroquinerie ce samedi 20 avril accompagnés de Toy, dont le label commun Heavenly, participe au Rough Trade on Tour, à l’occasion du Disquaire Day.  Vous voilà prévenus !

Nosaj Thing – Home – (2013)

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 21-02-2013

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Avec « Home »,  Jason Chung, le producteur de musique californien et initiateur du projet de Nosaj Thing, signe son deuxième album, quatre années après la parution de « Drift ». Un second essai qui tente de cristalliser moultes aspirations toujours aussi alambiquées, portant la bulle d’un artiste à la surface de cet océan sans fond, que représente la musique électronique expérimentale. Habitué aux collaborations prestigieuses et aux remix tout azimut (Flying Lotus, Daedelus, Radiohead) le californien daigne se lancer dans la construction d’un album. Un exercice qui stipule généralement des règles strictes pour que l’élaboration de fragments musicaux perdus çà et là, puissent se joindre et faire sens. Une opération pas si évidente, pour un esprit fertil et pourtant rompu à ladite production musicale.

Au travers de ses 11 pistes, Home réussit le pari d’amener l’auditeur dans un voyage aux frontières insondables et dont la cohérence générale ne peut qu’être honorée. A cet effet  Home ne manque pas d’identité, mais il lui arrive au demeurant, de s’égarer dans des nappes sonores enveloppées d’une certaine litanie, évitant de peu le piège de la répétition. C’est dès lors que le bas blesse après plusieurs écoutes de ce disque. En effet certaines compositions ne sont clairement présentes que par une volonté de donner du lian à un univers qui au final n’en manque pas certes. Mais à défaut de prendre des risques pouvant précipiter le schisme esthétique entre telles et telles pistes, la musique de Jason Chung peine par moment à se montrer véritablement surprenante. Une première fausse note qui comme une lame de fond, reste latente tout au long de l’album, et qui à terme laisse quelques regrets, sur certaines compositions au potentiel pourtant certain. Heureusement le travail effectué sur l’arrangement du son témoigne d’un grand savoir faire, et constitue l’atout majeur de cette création. Frémir sur une lente progression commandée par des rythmiques dissonantes dont l’alchimie ne laisse guère de place au hasard, (Snap), suffit à faire émerger l’oreille de sa torpeur, induite il est vrai par l’humeur cotonneuse du disque.

En effet les premières notes de Home définissent une ambiance qui tend inexorablement vers une promiscuité avec l’oreille de l’auditeur, de part qu’écouter ce disque autrement qu’au casque, ne pourrait révéler que partiellement la multitude de détails constituant la polyphonie des morceaux. En outre le mixage sonore effectué sur l’ensemble du disque revendique une sensation proche du confinement, tel qu’on pourrait l’envisager à bord d’un submersible parcourant les abysses. Ainsi le titre Distance se charge de nous emmener dans des profondeurs sources d’une ivresse inattendue, en s’appuyant sur une basse dévastatrice, dont la profondeur achève ce qu’il reste de raison.

 

A l’instar de  Drift il faudra creuser l’écoute des morceaux pour que se révèle le nacre de certains arrangements. Bien que la présence du Eclipse/Blue portée par la voie plaintive de Kazu Makino des Blonde Redheadmarque instantanément par sa puissance rythmique, dopée par l’impulsion d’un beat minimal et crucial à l’élan dévastateur. D’un featuring à un autre Toro y Moi s’invite également à la fête en accompagnant de sa voix fuyante la lente remontée de cette plongée en eaux troubles dont l’esprit est encore groggy.

Un deuxième disque au final moins barré que son prédécesseur mais qui s’en démarque aussi grâce à une emprunte musicale différente, portant l’écho des fonds marins à nos tympans.  On regrettera malgré ces instants de grâce,  une prise de risque parfois bridée par l’envie de créer un objet trop structuré, à qui il manque au final, cette once de folie, capable de transgresser le beau pour le sublime, l’instant pour l’éternité, la mémoire pour 

 

Bolt, 100 m jusqu’au sommet de l’Olympe.

Posted by boudanight | Posted in Sport | Posted on 06-08-2012

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5 août 2012, 22H50, stade olympique de Londres,  un éclair passe . Le tonnerre retenti 9 secondes et soixante-trois secondes plus tard. La foudre vient de frapper… et Usain Bolt de marquer les esprits encore ébranlés par le courant électrique qui les a parcouru. Bolt est au sommet de l’olympe, il est un homme que Zeus lui-même n’aurait pas renier à ses côtés, portant le genre humain dans des cieux encore plus élevés. 

 

On le disait accablé par une blessure, lui-même ne savait pas, jusqu’à ce dernier sprint d’une finale qui remettait enfin la pendule de la tour Big Ben à l’heure. Une demi-finale plutôt et les observateurs avaient déjà pu frémir devant la course du géant jamaïquain, freinée dans les derniers trente mètres, pour une arrivée coupée et notre souffle avec, en 9s87.  Mais il fallait une confirmation…Elle vint quelques heures plutard dans un silence de cathédrale, là où le 100m devient une religion universelle, là où chaque seconde s’écoule dans un temps éternel, jusqu’au fracas d’un coup tiré dans l’air, signal d’une levée vers un horizon imaginaire…100m plus loin. Une traversée du vide dans laquelle le corps se bat chaque millième de seconde qui passe contre cette pesante gravité qui l’écrase.  C’est alors que le sprinteur défiant les lois de la physique, joue sa partition habituelle, fendant l’air telle une balle de revolver, ne s’arrêtant que parce qu’il y est contraint.

  » Une traversée du vide dans laquelle le corps se bat chaque millième de seconde qui passe contre cette pesante gravité qui l’écrase »

 

Courir n’est pas une simple juxtaposition de foulées. Courir ou plutôt sprinter c’est se défaire de sa propre aliénation physique, pour se libérer des chaînes terrestres qui conditionne cet animal qu’est l’Homme. A cet égard Bolt ne court pas sur la piste, il l’effleure à chaque pas, à chaque impulsions prises, son élan l’emporte un peu plus, limitant au maximum le contact avec le tartan. D’où cette impression si légère de la foulée quand l’accélération du sprinteur est effective. Le coureur vole alors au dessus de la piste, bondissant de mètre en mètre , transperçant cet espace de vide ou chaque atome devient un obstacle qui explose au contact de ce corps régit par une seule règle, la vitesse.

  »Bolt ne court pas sur la piste, il l’effleure à chaque pas, à chaque impulsion prise »

 

Au regard de cette course qui devient le 100m le plus rapide de tous les temps, une question subsiste, celle du record. Car certes le sprint auquel nous avons assité fut d’une vitesse foudroyante mais le record du monde n’est pas tombé et reste établit par ce même Usain en 9s58. C’était sur la piste bleue de l’enceinte olympique de Berlin, comme celle du stade qui a vu le jamaïcain recracher plus d’une fois ses tripes à l’entraînement. Mais ce soir d’été londonien forgera tout de même quelques regrets sur la chute de ce temps stratosphérique. Un départ trop assuré de Bolt, en souvenir du traumatisme de Daegu , a certainement fait perdre le dixième nécessaire à ce dernier, dans sa quête de l’ineffable gravure qu’est le record du monde. Pour les plus optimistes, cette course est la preuve tangible que Bolt peut faire tomber ce 9s58, étoile brillant dans le firmament des astres olympiques, tellement immense qu’elle en éclipse le reste du cosmos.

 

Espagne-France, 1/4 de finale euro 2012, 5 bonnes raisons d’y croire !

Posted by boudanight | Posted in Sport | Posted on 21-06-2012

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Malgré l’humiliante défaite 2-0 face à la Suède, l’équipe de France accède aux quarts de finale sur la pointe des pieds. Après une série d’invincibilité de 23 matchs, les bleus sont redevenus une équipe ordinaire, capable du meilleur comme du pire… Samedi soir face à la Roja, la France devra lâcher son football et ne pas calculer à défaut de recevoir une deuxième fessé consécutive. Alors au lieu de broyer du noir et d’attendre la sentence espagnole, voici quelques raisons d’espérer une victoire tricolore  face aux champions du monde et d’Europe en titre. Rira bien qui rira le dernier !!!

1. La France n’a jamais perdu face à l’Espagne en compétition officielle !

 

Certes les séries sont faites pour être stopper (la preuve face à la Suède) et espérons que cela n’arrive pas samedi soir mais le constat est clair, jamais l’Espagne n’est venu à bout de la France lors d’une compétition officielle. Récemment on retiendra le fameux quart de final de l’euro 2000 remporté 2-1 et le 1/8 ème de la coupe du monde 2006 remporté 3-1. Bien que les bleus ait cédé deux fois en amical 0-1 et 0-2 au stade de france, on peut dire que comme pour le Brésil, la France est la bête noire des espagnols !

2. Benzema, le réveil ?

 

Resté muet lors de la phase des poules, Karim se doit d’apporter l’efficacité offensive qui fait tant défaut à l’équipe de France. Et quelle autre équipe ne pourrait plus le motiver que cette Espagne qu’il connaît si bien. Si Benzema veut marquer l’histoire de l’équipe de France, c’est ce samedi soir ou jamais !!!

3. Mexes au repos.

 

L’absence du défenseur milanais Philippe Mexes, suspendu après avoir reçu deux cartons jaunes, n’est certainement pas mal venue.  Entre numéro de jonglerie et bouffonnerie, les prestations de l’ancien auxerrois avaient tout du numéro de cirque. Lourd, facile, techniquement fébrile, il fut un poids pour sa propre défense, allant même jusqu’à mettre en péril Hugo Lloris sur une passe hasardeuse lors du début de match avorté face à l’Ukraine. Contre des espagnols vifs et très techniques, on ne regrettera pas son absence, c’est sûre !

4. La France, une équipe taillée pour le contre.

 

On a pu le constater depuis la prise de fonction de Laurent Blanc, l’équipe de France est une équipe particulièrement à son aise dans le jeu en contre. Incapable de donner de la vitesse à ses actions quand elle doit faire le jeu face à des équipes plus faibles qu’elle, les bleus ont prouvé en amical leur aisance à jouer face à des formations qui tiennent le ballon. La récente confrontation contre l’Allemagne en fut la parfaite démonstration avec une victoire 2-1 à la clé.

5. L’Espagne au ralenti ?

 

Sortie première de son groupe, la Roja n’a pourtant pas impressionné plus que çà les observateurs. Passée tout près de la sortie face à la Croatie, tenue en échec par l’Italie, l’Espagne peut craindre ce rendez-vous face à la France qu’elle n’a jamais vaincu en compétition officielle. Fernando Torres ayant déjà marqué deux fois, on peut légitimement espérer qu’il n’augmente pas son compteur à la vue de ses statistiques avec Chelsea (un but tout les sept matchs) …

 

Conclusion: La France a toute ses chances contre la meilleure équipe du monde, et bien qu’elle soit dos au mur après son revers face à la Suède, gageons qu’elle posera bien des difficultés à un collectif espagnol, qui n’a jamais paru aussi prenable depuis son dernier sacre européen il y a quatre ans. Une chose est sûre, c’est ce samedi soir que l’on va pouvoir jauger le mental de l’équipe de France.

 

Santana – Welcome (1973)

Posted by boudanight | Posted in Musique | Posted on 16-05-2012

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Considéré comme l’un des disques les plus expérimentaux de Santana, Welcome se démarque de la titanesque discographie du groupe (plus d’une trentaine d’albums), en proposant un melting-pot musical portant la marque d’un genre initié entre autre par Miles Davis et Franck Zappa, le Jazz fusion. Plus qu’un disque, Welcome est un vestige du temps, qui fossilise au travers de ces 9 pistes un paysage musical aux horizons multiples, témoignage intemporel d’une époque totalement folle. Rock, jazz, samba, soul, funk, autant de styles qui s’entrechoquent dans un univers sonore aux limites sans cesse repoussées.

De son ouverture jusqu’à sa conclusion, Welcome surprend et suspend, plongeant l’oreille dans une ivresse musicale dionysiaque. Premier écho cosmique de l’album, « Going Home » et son électronique liturgique, grésille dans un concert de cymbales, sublimé par la sonorité mystique d’une guitare électrique dissonante. Transcendantal…

Cette ouverture, préambule d’un trip vers une autre dimension, inaugure avec grâce un cheminement toujours incertain dans son dénouement. De l’amour du jazz il est ici question mais pas seulement… Difficile d’apposer une étiquette sur ce disque tant ses résonances sont issues d’univers musicaux différents. En leur approche les titres répondent du jazz, de cette manière de perdre le fil pour mieux le retrouver, tout en mêlant des styles bien hétérogènes. Santana s’amuse ainsi avec nos tympans, en traversant un répertoire musical qui laisse pantois.

      « En leur approche les titres répondent du jazz, de cette manière de perdre le fil pour mieux le retrouver »

 

D’une piste à l’autre, la surprise est toujours au rendez-vous. De la pop-soul de « Love, Devotion, and Surrender » à la Samba du titre éponyme « Samba de Sausalito », les virages pris à 180 degrés sont légion mais jamais indigestes… La preuve avec « When I look into your eyes » et ses lignes de guitares tourbillonnantes répondant à des percussions soumises çà et là au sifflement d’une flûte enchanteresse, pour enfin exploser dans un épectase électronique, incongru mais absolu.

Le cirque continue, démesure et grandiloquence au programme, se profile l’endiablant « Mother Africa ». Hymne à la vie bondissant et entêtant, qui émoustille les sens de part sa rythmique infernale, soutenue par l’ange Michael Shrieve, reconnu à jamais lors du fameux Woodstock de 1969 pour son dantesque solo de batterie sur « Soul Sacrifice ».

            « De son ouverture jusqu’à sa conclusion, Welcome surprend et suspend, plongeant l’oreille dans une ivresse musicale dionysiaque »

 

De notre mère africaine et universelle fait suite «Light of life », petit bijoux de funk aux élans lyriques porté au firmament par la profondeur de l’arpège déstructurée inhérent à la guitare de Carlos Santana. Une guitare qui nous ensorcelle à nouveau durant les onze minutes de « Flame Sky », tornade musicale qui compose à l’improviste des gammes atemporelles, suspendues quelque part dans les nues. Enfin Alice Coltrane, veuve en cette période du mythique saxophoniste, s’invite sur la dernière piste « Welcome », distillant au piano une cascade de notes qui ruissellent sur notre chair, encore frissonnante de plaisir…

En bref : Album à l’ambition artistique démesurée, expérimental et inclassable, célébrant la rencontre du jazz et du rock en s’appuyant sur un parterre d’instrument vertigineux, Santana s’affirma avec ce « Welcome » comme un groupe majeur de la scène musicale des 70′s. Une oeuvre magique et unique…

 

Une usine sur le front

Posted by boudanight | Posted in Politique, Société | Posted on 04-05-2012

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Rencontre avec Leila Chaibi, porte parole de Jean Luc Mélanchon et secrétaire nationale du Parti de Gauche à l’abolition de la précarité.